EN QUOI LES SCIENCES PARTICIPATIVES SONT  UN OUTIL D’ÉDUCATION À LA MER ET AU SERVICE DE LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE ET DE LA  TRANSFORMATION SOCIALE ?

Journées Sciences Participatives mer et littoral les 22 & 23 mars 2021 – en ligne 

Ces journées à dimension nationale et régionale ont été co-organisées par Le Collectif Vigie Mer (CVM) et le Réseau d’Éducation à l’Environnement en Bretagne (REEB). Elles ont aussi bénéficié de l’implication de l’Association pour l’Étude et la Conservation des Sélaciens (APECS), et du soutien financier de l’Agence de l’eau Loire-Bretagne, de l’Office français de la biodiversité (OFB), de la Région Bretagne et de la Zone Atelier Brest Iroise (ZABRI).

Synthèse de l’événement à lire ci-dessous ou télécharger en PDF.

Objectifs de cet évènement :

Le CVM et le REEB se sont associés pour proposer les 22 et 23 mars 2021 un événement participatif à destination des  professionnels impliqués et/ou intéressés par les sciences participatives en mer et sur le littoral (éducateurs,  enseignants, acteurs de la vie maritime, scientifiques, gestionnaires, porteurs de programmes, etc.).  

Organisé pour permettre à tous d’échanger sur les Sciences Participatives et leurs rôles dans l’éducation à  l’environnement, la transition écologique et la transformation sociale, cet événement avait comme principaux  objectifs de :

  • Impulser une dynamique de travail et de réflexion transversale sur les sciences participatives mer et littoral  avec une approche d’ouverture (diversité de définition de ce que sont les sciences participatives) 
  • Développer des compétences et partager des connaissances entre participants et pouvant être utiles aux  professionnels dans leur quotidien 
  • Créer du lien entre les différents types d’acteurs professionnels afin qu’ils mutualisent leurs moyens,  ressources, efforts, expériences 

Le Collectif Vigie Mer

Créé en 2017, le Collectif Vigie Mer regroupe actuellement 52 membres. L’objectif du collectif est de mettre en réseau  les acteurs des sciences participatives marines et littorales et d’organiser une réflexion commune pour améliorer leur  visibilité et le partage de leur expertise. Il est piloté par un comité de coordination composé de cinq membres élus et  d’une animatrice à mi-temps. 

Le Réseau d’Éducation à l’Environnement en Bretagne 

Le REEB œuvre depuis 1992 à défendre et développer l’éducation à l’environnement en Bretagne. Il existe au sein du  REEB une “commission mer et littoral” qui est composée d’adhérents au REEB et de non-adhérents (dans les groupes  projets) qui se réunissent pour : 

  • Échanger, réfléchir ensemble, analyser les enjeux et les pratiques, faire de la prospective
  • Innover, inventer, produire des outils, des publications 
  • Agir sur des projets communs
Contexte

Sur la base des apports des intervenants à l’ouverture de ces journées : Florian Charvolin (CNRS), Michel Clech (REEB),  Jean-Michel Cornu (consultant international), Thierry Micol (CVM/LPO) et Anne-Caroline Prévot (CNRS) :

Le fort développement actuel des aires marines éducatives, et la montée en puissance des sciences participatives et des considérations liées à la protection du milieu marin, entraînent un besoin de cohésion, si ce n’est de mutualisation des actions, de l’ensemble des acteurs impliqués dans ces thématiques.  

Ce besoin (et cette envie) de “faire ensemble” est un peu le serpent de mer des sciences participatives ; chaque type d’acteurs travaillant avec ses propres impératifs (de temps, de moyens, d’objectifs), selon sa propre définition et son éthique des sciences participatives. En effet, nous participons tous à des colloques et des journées de travail visant à mieux définir les sciences participatives et rappelant sans cesse l’importance du travail en commun (notamment entre chercheurs et associatifs) comme si cela n’était  pas suffisamment mis en œuvre. Pour autant, des collaborations fructueuses existent, les projets de  sciences participatives fleurissent et chacun voit l’importance de structurer sa communauté autour de sa/ses questions de départ. 

Mais alors, comment bien travailler ensemble ? En effet, le cerveau humain n’étant plus en capacité de travailler correctement au-delà de douze personnes, les acteurs de sciences participatives sont contraints d’adapter leur mode de fonctionnement en animant leurs communautés du mieux possible. Quelques clés pour faciliter cette animation paraissent indispensables à utiliser ; comme la structuration de communauté de projet en réseau permettant de démultiplier les  petits groupes de réflexion plus efficaces et plus réactifs (voir intervention de J.-M. Cornu en ouverture des journées (au début)).

De plus, le préexistant à la formation d’une communauté (pratiques, expertises, liens entre  participants), ainsi que ce que créent la constitution et l’animation de cette communauté autour d’un projet de sciences participatives, sont également extrêmement important à considérer. Le but est de faire perdurer cette communauté, mais aussi et  surtout, d’améliorer l’efficience du projet, les moyens alloués étant souvent réduits (voir intervention de F. Charvolin en ouverture des journées (à 8:52)).

Ainsi malgré le fait qu’animer une communauté de projets en réseau nécessite des méthodes souvent contre intuitives, et dans le contexte actuel de crise environnementale et sanitaire, les sciences participatives, de par leur fonctionnement collaboratif et plus “bottom-up” que la recherche classique, apparaissent comme un outil particulièrement intéressant d’émergence d’approches nouvelles dans la production de connaissances. Les projets de sciences participatives seront (et sont déjà) autant de chemins de traverse contribuant à une transition écologique et sociale de plus en plus urgente (voir intervention de A.-C. Prévot en ouverture des journées (à 16 :08))

Interlocuteurs sur ces journées :
Animation

Alexandra Rohr, APECS ; Anouck Hubert, Facilitation&Transitions ; Chloé Mimmas, LPO France 

Accueil

Michel Clech, co-président du REEB ; Thierry Micol, membre du Comité de Coordination du Collectif Vigie Mer et responsable de service LPO France 

Ouverture

Florian Charvolin, directeur de recherche au CNRS, rattaché au centre Max Weber dans l’équipe “Politiques de la connaissance”, spécialiste de la  sociologie de l’environnement ; Jean-Michel Cornu, consultant international dans les  domaines des stratégies de l’innovation, de la coopération et de l’intelligence collective, et  spécialiste du développement de grandes communautés en réseau

Ateliers apports de connaissances et échanges

Les sciences participatives comme situation  pédagogique à haut potentiel d’apprentissage/ éducation à la mer : Mallorie Hourcade – CAPENA Bayonne ; Marjolaine Matabos – Ifremer Brest ; Clément Moreno – Surfrider Europe 

Co-construction d’outils et structuration d’actions entre animateurs/scientifiques et enseignants : Pauline Letortu – IUEM ; Anne Royer – IUEM 

Quels apports des programmes de sciences  participatives comme outil d’éducation à la mer pour  une appropriation citoyenne ? Florian Martel – CPIE Bassin de Thau ; Isabelle Poitou – Mer Terre 

Les sciences participatives comme outil d’éducation  à la mer dans les activités nautiques : Laura Frère – Expedition MED ; Céline Hauzy – Les Glénans ; Anne-Kristelle Jouan – Nautisme en Bretagne ; Anne-Caroline Prévot, directrice de recherche au  CNRS et chercheuse au Muséum national d’histoire  naturelle au sein du Centre d’Écologie et des Sciences de la Conservation, écologue et biologiste de la  conservation, explore comment les expériences de nature peuvent participer à des transitions  écologiques et sociales.

Synthèse

Pascal Monestiez, directeur de recherche INRAE  honoraire. Co-fondateur du réseau CiSStats (INRAE) et membre des GDR Ecostat et PARCS. Animateur du  groupe de travail « données » au sein du CVM ; Gaëlle Quemmerais-Amice, en charge de la  participation citoyenne et de la formation dans le projet Life intégré Marha porté par l’OFB.

Clôture

Thierry Micol ; Eric Stéphan, membre de la commission mer et  littoral du REEB et coordinateur de l’APECS 

Les apports des sciences humaines et sociales dans  un programme de sciences participatives mer et  littoral. Comment et pourquoi les introduire ? Tristan Dimeglio – Planète Mer 

Quels apports des programmes de sciences  participatives en termes de connaissances  scientifiques sur l’état et les tendances de la  biodiversité marine et littorale ? Retours  d’expériences : Isabelle Le Viol – MNHN Concarneau ; Morgane Ratel – MIRACETI ; Bruno Serranito – MNHN Dinard 

Outil pour une transition écologique : quels apports des sciences participatives pour la gestion espaces espèces ? Quelles évaluations des politiques publiques ? Tristan Dimeglio – Planète Mer ; Felix Gendrot – APECS ; Laurent Guerin – MNHN Dinard 

Outils et méthodes : innovation, nouveaux outils, open source, fablab, low tech et innovation frugale : Guillaume Le Guen – Konk Ar Lab ; Thomas Lockart – Drône et océans 

Outils et méthodes : plateforme et réseaux sociaux : Elodie Etchegaray – Aglia 

Outils et méthodes : gamification, outils de collecte et analyse de données : Erwan Bailby – PNM Mayotte ; Anne Doner – IFREMER Brest ; Marjolaine Matabos – IFREMER Brest 

Outils et méthodes : méthode de recherche-action participative : Jean Masson – INRAE.

Ateliers participatifs exploration de question  
  • Le rôle des différentes parties prenantes dans les programmes de sciences participatives mer et littoral. Comment et pourquoi travailler ensemble ? 
  • Les sciences participatives mer et littoral, une porte d’entrée vers les citoyens pour la recherche ? 
  • Vers une meilleure prise en compte des sciences participatives mer et littoral. Comment les intégrer dans les politiques publiques ? 
  • La participation du public dans les programmes de sciences participatives mer et littoral. Comment définir une éthique participative dans son programme? 
  • Les sciences participatives mer et littoral, un outil au service de la transition socio-écologique ? Quelles sont leurs impacts sur les questions de transformations socio-écologiques ? 
  • Difficulté à mettre en œuvre le participatif. Comment bien anticiper les notions d’échelles en fonction des objectifs de son programme de sciences participatives  mer et littoral ? 
  • Comment et pourquoi construire un programme de sciences participatives mobilisant les activités nautiques ? Ces activités s’y prêtent-elles ? 
  • Comment animer et faire vivre un réseau d’observateurs dans le cadre d’un programme de sciences participatives ? 
  • Comment bien choisir et pérenniser les outils dans un programme de sciences participatives mer et littoral ? 
  • Comment bien communiquer pour faire connaître un programme de sciences participatives mer et littoral et pour mobiliser les citoyens ? Comment utiliser les apports des sciences humaines et sociales dans l’animation d’un programme de sciences participatives mer et littoral ? 
  • Comment utiliser les sciences participatives mer et  littoral comme situation pédagogique à haut potentiel d’apprentissage ? 
  • Comment mobiliser la recherche pour des programmes de sciences participatives mer et littoral ? 
  • Vers une porte d’entrée nationale pour les sciences participatives mer et littoral, un seul portail pour participer et comprendre les données récoltées ? 
  • Comment co-construire avec les citoyens des  protocoles qui ont vocation à répondre à des questions à large échelle (nationale ou européenne) ? 
  • Comment travailler ensemble sur un même habitat mais avec plusieurs thématiques/programmes de sciences participatives mer et littoral ? 
  • Comment animer une communauté d’acteurs sur les sciences participatives mer et littoral ? 
  • Comment mesurer l’impact des programmes de sciences participatives mer et littoral ? 
  • Comment utiliser le tourisme et les voyages pour les sciences participatives mer et littoral ? 
  • Comment mutualiser les connaissances et partager le savoir entre scientifiques de manière sécurisée ? Quelles sont les opportunités offertes par la transformation digitale pour améliorer la collaboration dans le cadre de programmes scientifiques ?
Monde Topia Sciences Participatives Mer & Littoral : 

Ce monde virtuel vous permet d’accéder aux stands proposés en vous déplaçant avec votre avatar comme en vrai !  Ce monde, géré par le Collectif Vigie Mer, accepte au quotidien 25 personnes en simultané et pourra être ouvert  ponctuellement à plus de participants si besoin ; comme pour l’organisation d’un évènement. Utilisez Edge ou Chrome pour vous connecter (ne fonctionne pas avec Firefox) en cliquant ici et découvrez tous les stands ci-dessous : Bonne exploration !

Structures, programmes et outils présentés au forum dans le monde virtuel Topia 
  • ACRI-ST – Service de géolocalisation – Antoine Trouiller 
  • APECS – Programmes nationaux CapOeRa & recensement des requins pèlerins – Felix Gendrot & Eric Stéphan 
  • AVRIL – Programme Vigie des havres – Jérémy Lefebvre & Maxime Spagnol 
  • CEREMA – Outils numériques d’observation terrain – Céline Perherin 
  • CPIE Bassin de Thau – Réseau Sentinelles de la Mer Occitanie – Florian Martel 
  • Crozon littoral environnement – Gilles Couix 
  • Du vent, des vagues, de la vie – Virginie Bouetel 
  • Expédition MED – Programme Vigie Plastic Méditerranée – Bruno Dumontet & Laura Frère 
  • FFESSM – Outil Doris – Vincent Maran 
  • Ifremer – Programme Espion des  grands fonds – Marjolaine Matabos 
  • Ifremer – Programme Fish & Click 
  • Ifremer – Programme Phenomer – Anne Doner 
  • Jean-Michel Cornu – Spécialiste de la coopération et de l’intelligence collective
  • Konk Ar Lab-Ifremer – Projet  KOSMOS – Guillaume Leguen  
  • Laboscop & mola mola – Charlène Jouanneau 
  • Ligue de l’enseignement des Côtes d’Armor – Servan Nuliac 
  • Mer Terre – Programme Zéro Déchet Sauvage – Florian Cornu 
  • MNHN – Programme Plages Vivantes – Pauline Poisson 
  • Parc Naturel Marin de Mayotte – Programme Tsiôno – Erwan Bailby  
  • Planète Mer – Programme BioLit– Tristan Diméglio & Marine Jacquin 
  • RIEM – Programmes OCLM & Sentinelles citoyennes – Glen  Bulot & Jacques et Renée Dussol 
  • Réseau Canopé – Steven Bucas 
  • Surfrider Fondation Europe – Programme OSPARITO – Clément Moreno 
  • T.E.O – Programme Trait-Bleu, réseau des bacs à marée – Naïs Favre 
  • UBO – Application CoastAppli – Pauline Letortu 
  • UNCPIE – Portail OPEN – Pierre Boivin 
  • URCPIE Normandie – Réseau Sentinelles de la Mer Normandie – Anne Le Viavant Bay-Nouailhat 
  • Université de Nantes – Thèse I2FLOW – Antoine Dubois

Ressources globales

Résultats des ateliers des journées: 

Cet évènement a rassemblé une centaine de participants chaque jour, issus de divers horizons (dont 40% d’associations, 22% de chercheurs et 13% de collectivités). 

De nombreux intervenants et animateurs d’ateliers ont donné de leur temps pour partager leurs visions et leurs expertises ou ont simplement permis de dynamiser les échanges. Encore une fois, il est indispensable de les remercier, sans eux ces journées n’auraient pas été aussi enrichissantes. 

Ces journées ont confirmé que les sciences participatives mer et littoral sont un écosystème en transition, structuré par des acteurs d’une diversité importante et dont les interactions sont en constante évolution. Le foisonnement d’échanges, difficilement synthétisables de manière exhaustive ici, a tout de même permis de faire ressortir de grands axes de réflexions liés à l’interconnaissance (informations et données), à l’engagement citoyen, à la gouvernance et aux politiques publiques. 

Ainsi, l’enjeu capital pour cet écosystème reste le partage d’informations et de données, à toutes les échelles (partage avec les citoyens, au sein des réseaux). La multiplication des projets et des outils de saisie de données font ressortir aujourd’hui le besoin de mutualisation à travers l’interopérabilité des données (mélange des données, protocoles multi spécifiques). La standardisation restant utopique, une plateforme nationale sciences participatives mer et littoral, permettant la montée en compétences des acteurs et le partage des résultats, est une piste évoquée avec comme objectif d’améliorer la visibilité et la valorisation des travaux. 

L’engagement citoyen, indispensable aux projets de sciences participatives, ressort souvent comme une nécessité pour la collecte de données et un casse-tête pour les porteurs de projet. Un changement de posture dans l’implication des participants, en passant d’une recherche de fidélisation à un processus d’empowerment (responsabiliser, impliquer, reconnaître les individualités et les savoirs “non savants”, empiriques, locaux) dès le début des projets pourrait apporter plus de sens à cet  engagement, et une réelle appropriation du sujet par tous. Cette appropriation implique cependant également de revoir nos modes de gouvernance sur ces projets dans des démarches de démocratie participatives. Cette évolution vers plus d’horizontalité dans les processus de coordination et d’animation de projet n’est pas simple à mettre en œuvre.

Ainsi, la complexité à constater les besoins d’évolution d’un projet (et donc d’améliorer la structuration du prochain) nécessite l’intervention, tout au long de la vie d’un programme, de sciences humaines et sociales afin d’apporter cette vision extérieure si difficile à avoir en tant que porteur de projet. 

La montée en puissance des sciences participatives à travers cette mutualisation, ces évolutions vers plus d’implications, d’horizontalité, de représentativité citoyenne et donc cette visibilité, porte déjà ses fruits  auprès des décideurs publics. Ainsi, la Commission Européenne demande aux États membres d’aller vers plus d’intégration des données produites par les sciences participatives, notamment dans le cadre de la collecte de données environnementales (ex. Programmes de surveillance du milieu marin de la DCSMM (Directive Cadre Stratégie pour le Milieu Marin)). 

Ainsi, en complément des suivis protocolés, les projets de sciences participatives, formidables outils d’accès à la connaissance pour tous, devraient voir se multiplier, dans les prochaines années, les opportunités de collaboration avec les services publics. 

Pour finir, le souci principal des participants à cet évènement pourrait être résumé par cette question, applicable dans nos quotidiens comme dans nos projets de sciences participatives : “est-ce que nous faisons bien les choses, les bonnes choses et pourquoi les faisons-nous ?”.

Rédaction

Pauline Loubat (Animatrice du Collectif Vigie Mer) 

Relecture

Membres du Comité de Coordination du Collectif Vigie Mer : Alexandra Rohr (APECS) ; Benjamin Viel (Association AILERONS) ; Corinne Copin, Institut océanographique, Fondation Albert Ier, Prince de Monaco 

Membre du REEB : Marion Wenandy (Chargée de communication, gestion de projets & gestion administrative)

Remerciements aux animatrices et animateurs :

Anne Doner, Anne Royer, Anne-Kristell Jouan, Antoine Dubois, Bruno Serranito, Céline Hauzy, Cédric Courson, Victor Chodernic, Clément Moreno, Jacques Dussol, Jérôme Bonche, Elodie Etchegaray, Eric Stephan, Florian Martel, Félix  Gendrot, Florence Sénéchal, Florian Cornu, Franck Shoefs, Hélène Gadenne, Gaelle Quemmerais-Amice, Guillaume Leguen, Pauline Constantin, Isabelle Le Viol, Isabelle Poitou, Jean Masson, Charlène Jouanneau, Laura Frère, Laurent Guerin, Lilita Vong, Luisa Mendoza, Mallorie Hourcade, Marjolaine Matabos, Morgane Ratel, Naïs Favre, Olivier Abellard, Pauline Letortu, Pauline Poisson, Pierre Boivin, Molène Le Roy, Pierre Sauleau, Quentin Neveu, Stéphanie Choupeaux, Sophie Houbart, Servan Nulliac, Steven Bucas, Thibaut Pollina, Thomas Lockhart, Tristan Dimeglio, Virginie  Antoine, Yannick Pont.