
Depuis les débats du Grenelle de la mer en 2010, la question du littoral et de la mer n’est plus seulement posée comme celle d’un espace public neutre, mais comme celle d’un bien partagé et commun.
Interfaces attractives à de nombreux égards, les littoraux font l’objet de pressions croissantes sur des espaces fragilisés et des ressources qui se raréfient. C’est sur le littoral que les densités de population sont les plus fortes : en France métropolitaine, elles sont 2,5 fois plus fortes qu’à l’intérieur des terres, et l’outre-mer et ses populations doivent faire face à des problématiques de petites îles où mer et littoral sont omniprésents.
De plus, nos mers et nos littoraux connaissent des évolutions de plus en plus rapides et contrastées notamment du fait du changement climatique et de la perte de biodiversité. Ce constat soulève de nombreuses questions relatives aux formes de gouvernance appropriées pour faire face aux nombreuses pressions (aménagements, apports polluants, risques naturels…) qu’ils subissent, et au développement socio-économique, culturel et politique dont ils sont le siège.
Dans ce contexte de transitions en cours (écologique, énergétique…), il est devenu indispensable de renforcer les liens entre science et société, notamment à travers la promotion des recherches participatives. En d’autres termes, il s’agit de concevoir la recherche autrement, à savoir produire des savoirs en commun tout au long du processus de recherche, de l’élaboration des questions à l’analyse et à la diffusion des résultats, pour permettre de répondre en termes environnemental, économique, social, et politique aux multiples menaces et défis qui concernent le devenir des socio-écosystèmes dans les espaces côtiers et maritimes.
Date limite de réception des dossiers :
30 mars 2022 avant 17h00