
Depuis lundi 24 juin 2024, à la station marine de Dinard (Ille-et-Vilaine), scientifiques, chercheurs et biologistes lancent un programme inédit étalé sur huit ans, baptisé ATLAsea. L’objectif est de séquencer le génome de 4.500 espèces marines de métropole et d’outre-mer dont 400 pour la Bretagne.
Le programme de recherche ATLASea fait partie des lauréats des PEPR (Projets et Équipements Prioritaires de Recherche) exploratoires, qui visent des secteurs scientifiques ou technologiques en émergence pour lesquels l’État souhaite identifier et structurer ces communautés. Co-piloté par le CNRS et le CEA, ce programme est financé par France 2030 sur 8 ans. Il a pour but de séquencer les génomes de 4500 espèces marines eucaryotes (espèces dont les cellules sont dotées d’un noyau) comprenant : mollusques, crustacés, annélides, cnidaires, ascidies, algues unicellulaires et pluricellulaires, éponges et poissons, soit environ un tiers des espèces marines connues de l’hexagone et des territoires ultramarins. Les données récoltées seront déposées dans une base de données en libre accès pour la communauté scientifique et compléteront ainsi les inventaires de biodiversité. Sous l’égide du Earth Biogenome Project (EBP), il existe plus de 50 programmes internationaux qui ont pour but d’obtenir des génomes de référence.